LE STIMULUS

Dans le cadre d'une étude engagée par le MUFON France sur le stimulus générant un témoignage ovni, nous vous proposons :

- de lire l'article ci-dessous, disponible également sur le site Mufon France

(http://www.mufon-france.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=87:le-stimulus-cet-inconnu-par-j-l-lemaire&catid=19&Itemid=130 )

- de jouer le jeu quant au contenu

- et de nous faire part du comportement que vous avez eu à la lecture de cet article et aux questions posées par le biais d'un commentaire à envoyer via la rubrique commentaire disponible sur le site du Mufon France, en fin de l’article et à l’adresse ci-dessus.


Nous vous remercions d'avance de votre participation,


Jean-Luc Lemaire

Directeur national des enquêtes MUFON France

 

 

Le stimulus, ce phénomène inconnu inacceptable.

Par Jean-Luc Lemaire

STIMULUS

Le phénomène (ou stimulus) qui a provoqué la déposition ou le témoignage du témoin est un phénomène inconnu, en général de courte durée, souvent observé par un seul ou peu de témoins, qu'il est donc impossible d'appréhender directement.

Le GEPAN, dès son origine, a identifié ce problème et a tenté d'y répondre en définissant un schéma directeur permettant de recueillir des données objectives pouvant conduire à l'identification du phénomène. Ce schéma directeur est illustré par un tétraèdre au centre duquel se trouve le stimulus inconnu et dont les sommets représentent les différents domaines susceptibles de fournir des données d'identification.

Inconnu ?
Dès notre naissance nos sens sont éveillés par les sensations comme la faim et la soif qui sont des besoins vitaux. Notre réaction, par le fait de pleurer, fait réagir notre entourage, surtout nos parents et notre mère en particulier.

Plus tard, nos premiers pas nous permettront de découvrir notre environnement. Seul notre environnement proche sera concerné. Toujours par le biais de nos sens nous commencerons alors vraiment à alimenter notre mémoire : le chaud, le froid, le doux, le dur, etc. Nous ferons nos premières expériences avec la douleur quand nous nous cognerons ou chuterons.

Dès la période de la crèche ou d'école maternelle notre mémoire sera sollicitée de façon exponentielle avec des acquis qui en solliciteront d'autres afin d'en savoir toujours plus et d'aller plus loin.

L'ensemble de ces acquis qui n'est que la connaissance de notre environnement finit par nous conditionner. Nous connaissons la voiture, la banane, la rose, le ruisseau, l'herbe, les nuages, la pluie, les vêtements, le caméscope, le mouson, le four à micro-onde, le livre, etc. La liste serait longue et lassante parce que toutes les personnes lisant ce texte connaissent ces choses. Quoi ? Le mouson vous interpelle ? Normal c'est un mot que j'ai inventé et qui a dû vous interpeller. Vous avez dû lire la suite de la phrase et revenir sur ce mot en essayant de trouver une explication en remplaçant une lettre. Avez-vous pensé au mouton ?

Revenons au caméscope par une petite anecdote familiale.

Il y a bien longtemps alors que j'étais avec ma grand-mère dans son jardin. Ma grand-mère était la grand-mère telle qu'on imagine une grand-mère, fort âgée, un peu courbée avec ses douleurs et ses difficultés à marcher. Elle soignait ses rosiers et j'aimais la regarder et l'aider. Il m'est venu alors l'idée de la filmer avec mon caméscope. Je me souviens de son sourire à ce moment.

Plus tard dans la journée, j'ai connecté mon caméscope à sa télévision et je lui ai montré alors ce que j'avais tourné.

Je fus surpris de sa réaction.

- Mais qui est cette petite vieille dans mon jardin ? Me demanda-t-elle.
Je lui ai expliqué que c'était elle dans son jardin. Elle a eu du mal à me croire, mais de par ses vêtements elle en a été persuadé et est restée très surprise. Ensuite je lui ai expliqué sommairement comment fonctionnait le caméscope.

Elle qui en était restée à l'appareil photo avec la pellicule qu'on amenait chez Kodak avenue de la gare avant d'aller chercher les photos une semaine plus tard, ne comprenait pas comment c'était possible.

Voilà un exemple typique d'un fait étranger à notre vécu et d'une réaction somme toute ordinaire.

Prenons maintenant l'exemple d'un homme faisant du vélo sur une route de campagne. Le bitume, les voitures, le bas-côté et ses herbes indésirables, les champs avec ses moissonneuses en pleine action, les arbres, les panneaux de signalisation, le ciel bleu et ses quelques gros nuages blancs, les oiseaux qui s'envolent à son passage, les odeurs de la nature... rien d'étranger à notre vécu, tout cela est mémorisé et hormis une sensation de bien-être, nous pourrions juste être interrogateur quant à une espèce d'oiseau jamais observée se révélant, si la curiosité nous pousse à aller plus loin, à le définir, une fois à la maison, comme étant un geai des chênes.

Devant quelque chose d'inconnu nous pouvons avoir l'envie de savoir de quoi il s'agit ou rester indifférent du fait d'autres préoccupations majeures ou du fait de notre éducation. Avec la télévision, qui peut être une source d'acquis, notre mémoire s'enrichit. Direction le Royaume-Uni maintenant, un week-end à Londres... je fus surpris par les lignes pointillées au milieu de la chaussée qui ne sont pas alignées mais en zig zag et aux passages piétons, au sol, sur le trottoir, un marquage nous invite à regarder à droite et à gauche avant de traverser. Bof direz-vous. Je suis d'accord. Vous découvrez ces différences par rapport à ce qui se fait chez nous mais ça n'a rien d'extraordinaire car nous avons l'explication acceptable sans discussion possible. Partons alors en Bretagne... Carnac, ses menhirs... Astérix ? Non c'est une bande dessinée, mais alors de quoi s'agit-il ? Et là, après avoir cherché dans notre mémoire une réponse, nous restons sans. Nous sommes devant l'inconnu et conservons cette image d'un fait existant dont nous ne connaissons rien. Alors on peut passer à autre chose ou vouloir à tout prix chercher de quoi il s'agit.

Quel rapport avec les ovni ou les pans, me direz-vous ? J'y viens.         

Imaginez un couple en voiture. Ils sont allés faire des courses. Sur le chemin du retour, entre la ville et sa zone commerciale et leur domicile dans un village des environs, ils sont sur une route départementale. Ils roulent tranquillement, les vitres ouvertes leur donnent de la fraîcheur, leurs sens leur apportent des informations qu'ils traduisent immédiatement (tout comme vous d'ailleurs qui êtes en train de le faire en lisant ces lignes si vous réfléchissez un peu) comme le bruit du moteur, le vent, le soleil, les arbres, la dureté du volant entre les mains, la parole de sa conjointe, ses intonations, un avion de ligne dans le ciel avec sa traînée blanche. Plus loin, au fond à gauche, un château d'eau de béton gris qui semble dénaturer le beau paysage de campagne et à droite un truc foncé au-dessus d'un champ... mais de quoi s'agit-il ? Ça bouge, ça avance doucement, les contours sont flous à cause de la distance assez importante. Il arrête la voiture sur le bas-côté pour mieux observer, il coupe le moteur pour mieux entendre, mais il n'y a aucun bruit. Il fronce les yeux pour essayer de mieux voir les détails.

L'autre possibilité qui se présente est que le couple poursuive sa route en se fichant de ce qu'il a vu. Mais non, en fait il y a bien plus de possibilités que cela. En effet, suivant son éducation, le témoin peut rejeter ce qu'il a vu car tout s'explique, le témoin peut être effrayé, admiratif, excité, etc.

Le stimulus conduisant au témoignage est la conséquence de notre éducation et de ce que nous avons mémorisé.

Bon nombre de témoignages correspondent à des lanternes festives parce que c'est nouveau, donc mal connu, donc non mémorisé. Une fois le phénomène connu et intégré dans notre vécu il sera observé comme une jolie banalité.

Selon comme notre cerveau a été formaté, nous pouvons rejeter ce que nous ne connaissons pas, par manque d'intérêt par exemple, ou parce que ça doit s'expliquer, il n'y a donc pas de temps à perdre.

Reste une partie de la population qui a envie de savoir et qui va donc alors mettre en place une démarche composée de lectures, d'échanges et de recherches ce qui va aboutir à des confrontations avec des personnes qui ne partagent pas le même intérêt et les mêmes convictions.

Une expérience reste à réaliser.

Sur un marché, vous savez un marché sur la place où on trouve des légumes, des fruits, des vêtements, des poulets qui rôtissent, les odeurs, les cris des vendeurs, les volailles dans leurs cages, les plants de fleurs et d'arbustes, les gens, les enfants dans les poussettes, etc. Comment réagiraient les gens si sur une table protégée comme les autres par un parasol, était disposée un grand vivarium avec du sable et des brindilles de lierre, une barrière basse pour empêcher son approche sur laquelle il y aurait une étiquette jaune triangulaire avec le logo d'une tête de mort noire.

Vous feriez quoi en passant devant ?

Prenez le temps de réfléchir un peu, allez jouer le jeu, et lisez le paragraphe suivant.

Vous regarderiez l'environnement proche, vous chercheriez un gars, peut-être est-ce son véhicule garé juste derrière ?  Y a-t-il des prospectus sur la table, une banderole ou une étiquette dénommant ce qu'il y a à voir ou à vendre, vous auriez un air interrogateur, et vous approchant et en regardant de plus près vous verriez des branches un peu différentes, pas d'eau, pas de trace sur les vitres. Vous allez patienter pour rechercher une forme animale, un serpent, un iguane, ou encore le mouvement de quelque chose.

La réponse est en bas de page en petit caractère. Mais vous n'irez que si votre éducation vous a poussé à en savoir plus et vous irez ! Vous ne pourrez pas vous en empêcher parce que vous avez lu ce document.


C'est ainsi que je démontre que le stimulus aboutissant au témoignage est défini par notre éducation au sens large et correspond à une envie de savoir à confirmer par une étude socio-psychologique.

L'inconnu est inacceptable !

(pour certaines personnes dont nous faisons partie)

 

 

 

En regardant de plus près vous pourriez apercevoir des branches un peu différentes que celles portant le lière. Si vous patientez, peut-être en verrez-vous bouger ?! Ce sont des phasmes bâtons. Vous ne savez pas ce que c'est ? Vous pensez déjà à une recherche sur Google ! Normal l'inconnu est inacceptable. Ca y est ? Vous avez trouvé, vous avez vu de quoi il s'agissait ?

http:www.les-rencontres-ufologiques.com le 15 08 2013